Préservons la terre nourricière !

 

Lurzaindia achète la ferme Eskanda sur 26 ha de terres avec chèvrerie et saloir au sein de la commune de Roquiague (Soule) pour un montant de 71 200 €.
Cet achat permettra le maintien de l’activité d’Anne, locataire depuis 2006, dont le travail est en danger suite à la mise en vente de la ferme par son propriétaire.

 

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"Grâce à vous, mon activité mais aussi la vocation agricole de la ferme perdureront."

 

ANNE LAVIS

Wallonne arrivée en 2002 au Pays basque, Anne a suivi la formation BTS ACSE à Etcharry, qu’elle a terminé en 2004. Passionnée par le milieu agricole dans lequel elle a grandi, elle a toujours voulu s’installer et l’a réalisé sur Roquiague où elle est locataire de la ferme Eskanda (lieu autrefois de rassemblement d’objecteurs de conscience) depuis le 1er janvier 2006.


Anne s’occupe de 50 chèvres et transforme en moyenne 13 000L de lait par an (répartition : 30% en tome et 70% en lactique). Toute sa production - issue de l’agriculture biologique, au label Idoki - s’écoule entre la vente directe, le marché hebdomadaire de Mauléon, le magasin Biocoop de Parme à Biarritz et le restaurant de l’Hôpital st Blaise.


En activité depuis 10 ans, elle apprend durement que le propriétaire de sa ferme la met en vente. Anne qui connait le GFAM Lurra depuis longtemps, s’est alors tournée vers Lurzaindia car elle seule n’avait pas les fonds nécessaires pour pouvoir conserver son exploitation.
Devant l’urgence de la situation et le maintien de son travail, Lurzaindia a émis un avis favorable pour la soutenir et utiliser l’épargne populaire en vue d’un un achat collectif de cette ferme.


Pour Anne, "l’action de Lurzaindia et la mobilisation des épargnants est importante pour garder une vie rurale qui est en train de disparaître. Elle permet de soutenir la terre, l’espace de vie, l’outil de travail, de maintenir le paysage et de produire des produits de qualité."

 

Ensemble sauvegardons l’usage agricole des terres et le travail de nos paysans !

Je soutiens Anne, je souscris !

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« Notre ferme familiale de St Etienne de Baigorry était, du temps de mon grand-père, en polyculture avec une activité vigne. Dès mon plus jeune âge, il a su me transmettre sa passion pour la viticulture, que j’ai transformée en apprentissage avec l’obtention d’un BTSA Viticulture-Œnologie et en pratique en rentrant dès mes 20 ans dans la cave coopérative d’Irouléguy. Je partageais alors mon temps entre ma passion du vin et notre exploitation basée principalement sur de l’élevage.

En 1995, mon amour de la viticulture a pris de nouveau le dessus et j’ai répondu à un appel à candidature du projet MENTA où je me suis associé à 4 autres vignerons pour conserver 11 ha de terre en activité viticole. Le GFA* est rentré en jeu car le problème du foncier était déjà fort. Nous étions aux prémices de son action et il a fallu d’autant plus expliquer ce qu’était le GFA, notre projet pour mener à bien cette campagne. Grâce à cette aide et au dynamisme des membres du GFA, nous avons pu finaliser l’achat et répartir entre nous les parcelles.

Aujourd’hui, j’exploite 5ha de vigne et le reste de la propriété en prairie. L’avenir pour moi, je le vois dans la transmission, dans la relève pour améliorer les moyens de production, le rendement et le traitement du bio ; tout en conservant une petite parcelle pour vieillir avec ma passion.

Je conseille de faire appel à Lurzaindia car cela permet de sauver des exploitations et nous aide à travailler ensemble. »

 

JM Crouspeyre

« Pour vivre notre passion, Lurzaindia nous aide à faire face au problème du foncier. »

 

Où peut-on retrouver les produits de Jean Marie ?

  • Tous les produits sont disponibles à la cave Irouléguy

 

 

 *Lurzaindia est issu de la transformation du GFAM Lurra en 2013

 

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Nous sommes ici à Arcangues pour dénoncer une nouvelle vente spéculative qui montre en outre l'indécence des puissants.

En effet, Franck Riboud, président de la firme Danone, qui possède déjà une propriété ici même avec près de 6 hectares (60 000 m2) de foncier attenant, est en train d'acquérir la propriété voisine d'Alain Prost, elle aussi forte de 5,7 hectares de foncier, pour la modique somme de 3 580 000 euros.

Dans une zone où il y a une forte tension sur le foncier, où les pouvoirs publics disent vouloir lutter contre le mitage et demandent des efforts (justifiés) de densité, les fortunés continuent à prendre leurs aises. Franck Riboud s'offre le quartier, accaparant à lui seul 11 hectares (110 000 m2) de foncier pour son agrément.

Si chaque propriété doit se négocier avec 5 hectares de foncier, combien de temps reste-t-il avant que la zone cotière soit colonisée par les leaders du CAC40, les stars du show bizz ou les sportifs de renom, ne laissant plus de place aux familles et aux travailleurs voulant se loger dans ces zones et portant le coup fatal à l'agriculture périurbaine ?
Si le foncier de ces deux propriétés a perdu sa vocation agricole depuis des années, ce genre de transaction donne le ton de ce qui se fait et incite les futurs acquéreurs, issus des mêmes sphères, à n'en vouloir pas moins. Nous constatons ces dernières années que les surfaces acquises en même temps que les propriétés bâties sont toujours plus grandes, ponctionnant à chaque fois le potentiel agricole.
La pression est grande sur les terres agricoles qui subsistent encore à Arcangues et dans les environs (à noter que le « jardin » de Franck Riboud est plus grand que les prairies contiguës qui servent encore à l'agriculture). Une fois acquise par ces acheteurs fortunés, ces dizaines d'hectares perdent à jamais leur fonction cultivable.

Par ailleurs, cette vente se fait (comme la plupart de celles que l'on voit passer dans cette zone) à un prix inacceptablement élevé et alimentant la folie spéculative en vigueur dans ces secteurs.

Et cette aise est d'autant plus révoltante que l'acquéreur qui aligne ici 3,5 M€ n'est autre qu'un saigneur de paysans. Danone affiche des bénéfices records alors que le secteur laitier subit une des pires crises de son histoire, avec des cessations d'activité à tour de bras.
Le prix du lait est actuellement payé 320€/1000 L alors que les coûts de production avoisinnent 400 €/1000L : pour chaque litre produit, les producteurs perdent de l'argent tandis que le patron de la laiterie en profite pour faire exploser son profit. En 2016, 41 % des producteurs de lait ont dégagé un revenu négatif tandis que Danone a fait un bénéfice de 1,9 Mds d'euros, et le bénéfice attendu pour 2017 sera supérieur d'après les informations données par l'entreprise.
Le 22 juin dernier, le président de la Caisse centrale de la MSA annonçait qu'en 2016, 50% des agriculteurs avaient touché moins de 350€/mois, sans doute ce que les dirigeants de Danone gagnent en moins d'une journée. Un producteur ayant ce revenu devrait travailler 850 années pour se payer cette seconde propriété du président de Danone. Comment ne pas être révolté devant de tels énoncés ?

Il y a encore quelques années, les fermes laitières étaient présentes sur cette zone d'Arbonne, Arcangues, Bassussarry... C'est justement la mondialisation de la production (et ses crises à répétition) orchestrée, entre autres, par les grands groupes laitiers comme Danone, ainsi que la forte pression foncière qui sont venues à bout de ce tissu paysan sur ce secteur. On compte moins de 700 exploitations laitières en Pyrénées Atlantiques aujourd'hui (1100 ont disparu depuis 2000).

Nous refusons qu'on vole notre revenu et qu'on s'accapare notre foncier. Nous nous interrogeons sur le silence des uns et des autres devant de tels faits.

Les Etats généraux de l'Alimentation qu'Emmanuel Macron engage ce jour devront rééquilibrer les rapports de force entre les producteurs et ceux qui leur achètent leurs produits de façon à ce que les premiers soient payés au moins au niveau de leurs coûts de production.


La volonté politique et les outils législatifs sont également indispensables et urgents pour lutter contre la disparition du foncier agricole. Il faut notamment :

  • mettre en place des Zones agricoles Protégées, outil à disposition des élus dans l'élaboration des documents d'urbanisme,
  • renforcer le droit de préemption partielle de la Safer pour agir sur les ventes qui soustraient à jamais le foncier de sa vocation agricole,
  • appliquer à son maximum (60%) la taxe sur les résidences secondaires sur toutes les communes des zones tendues (et mener un travail législatif pour que cette taxe soit généralisée à tout le territoire).

 

Contact :
Marie-Claire Leurgorry, membre de la commission foncier d'ELB : 06-72-47-27-09 / 05-59-28-54-45
Dominique Amestoy, président de Lurzaindia : 06-84-32-81-92
Andde Dubois, producteur laitier à Mendionde : 06-70-28-06-41


« J’ai connu le GFAM Lurra* bien avant mon installation. C’était lors de ma participation à la Fête de la Terre de 1989, durant mes années de formation en BTS Agricole. A ce moment-là, je me suis dit : si le GFAM existe, je pourrais moi aussi m’installer un jour ! Et c’est 10 ans après, ayant trouvé la ferme idéale sur la commune de Lohitzun, que j’ai contacté le GFAM.

L’aide apportée m’a été indispensable, parce que sans elle je n’aurais jamais eu le financement suffisant pour acquérir les 10 ha de terre. Mais c’est surtout la démarche d’achat collectif de terre qui est en totale concordance avec ma volonté de ne pas être propriétaire. Je suis une fermière du collectif, et je garde en tête que nous ne sommes ici que de passage.

Installée dans la ferme Pedronia en Agriculture Biologique dès le début, j’effectue la traite à la main de mes chèvres Pyrénéennes ainsi que de mes vaches – Brune des Alpes – puis transforme le lait en fromage. J’aime réunir une diversité d’espèces ; chèvres, vaches, poules, cochons, chiens et jument dans une complémentarité, comme par exemple leur manière de brouter. Impliquée dans le faire ensemble, je cherche à présent quelqu’un ou quelqu’une qui s’installerait avec moi dans une activité complémentaire tel que boulange, apiculture, ... pour continuer d’apprendre et de construire ensemble. »

 

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« Si le GFAM Lurra existe, je pouvais moi aussi m’installer un jour ! »

 

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Où peut-on retrouver les produits d’Anita ?Fabrication fromage 2

Fromages AB

Vente locale jusqu’à Hasparren ; marché de Saint Palais et AMAP de Saint Palais, Mauléon, Sauveterre et Salies de Béarn.

Sessions vivre à la ferme et ateliers découvertes sur :

www.orhantza.fr

 

 

 

 *Lurzaindia est issu de la transformation du GFAM Lurra en 2013

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